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Sa vie

Lucien Ginzburg est né le lundi 2 avril 1928 à Paris.

Ses parents Joseph Ginzburg et son épouse Olia Bessman, des juifs russes, arrivent à Paris en 1921 chez le frère d’Olia, après avoir fuis la guerre civile en Union Soviétique via Istambul en 1919. Avant, ils sont restés quelques semaines à Marseille.

Olia et Joseph

Leur premier fils Marcel meurt d’une pneumonie à seize mois. Puis en 1927, c’est la naissance de sa sœur Jacqueline.

Lucien en 1934

Serge passe une partie de son enfance au 11 bis rue Chaptal à Paris et fréquente l’école de la rue Blanche. Son père, pianiste de music-hall, joue pendant des heures de la musique classique à la maison.

En 1938, Serge rencontre Fréhel, grande chanteuse vedette de l’époque, qui lui donne l’envie de chanter.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lucien porte l’étoile jaune.

En 1941, Lucien tombe gravement malade, victime d’une péritonite tuberculeuse. Il part quelques semaines respirer le bon air dans la Sarthe.

En 1942, il fuit la capitale et se cache sous une fausse identité dans un internat au collège jésuite de Saint Léonard de Noblat, du côté de Limoges. À chaque contrôle de la Gestapo, il passe la nuit seul dans les bois.

En janvier 1944, sa famille quitte également Paris pour échapper aux rafles de l’occupation.

En 1945, de retour à Paris, sa famille s’installe au 55 avenue Bugeaud dans le 16e arrondissement. Il va au lycée Condorcet, à Paris, d’où il est renvoyé et ne passe pas son bac.

Sous la pression de sa maman, il suit des cours d’architecture à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Il quitte l’école pour se consacrer à la peinture, et, inspiré par Paul Klee, il peint seul dans sa chambre de bonne plus de 400 toiles qu’il brûlera quasiment toutes en 1958. Lucien a pour modèle Bonnard, Cézanne, Courbet, Lhote ou encore Delacroix.

En 1948, il fait son Service Militaire à Courbevoie au sein du 93e régiment d’infanterie. Fantassin deuxième classe, il supporte mal la discipline et connaît la prison militaire. Il devient tout de même tireur d’élite à la mitrailleuse. C’est là qu’il apprend à jouer de la guitare.

En 1950, Lucien trouve un emploi d’éducateur pour les enfants juifs et les jeunes rescapés des camps nazis au Centre de Champsfleur. Il compose ses premières chansons qu’il interprète à la guitare lors de veillées.

Le 3 novembre 1951, Lucien épouse Elisabeth Levitsky, fille d’aristocrates russes, qu’il a rencontré le 5 mars 1947 à l’académie Léger. Pour faire vivre son couple Lucien devient professeur de dessin et pianiste de bar. Il s’occupe également d’une chorale.

Le 1er juillet 1954, sous le nom de Julien Grixil, il dépose à la SACEM ses six premières chansons dont Défense d’afficher chantée par Pia Colombo en 1959 et Les amours perdues qu’il offre à Juliette Gréco en 1961. Il continue d’être pianiste d’ambiance dans les cabarets parisiens (Milord l’Arsouille, Madame Arthur…), à Deauville et l’été Chez Flavio au Touquet où il joue jusqu’en 1957.

Elisabeth Levitsky, la première épouse de Serge

Lucien écrit pour la revue d’un cabaret de travestis “Chez Madame Arthur”.

Le 9 octobre 1957, il divorce d’avec Elisabeth Levitsky. La même année il rencontre Boris Vian, ce qui va l’inciter à écrire des chansons à l’humour incisif.

Lucien écrit des chansons pour Cora Vaucaire, Serge Reggiani, Philippe Clay, Les Frères Jacques et Michèle Arnaud avec le titre La Femme Des Uns Sous Le Corps Des Autres.

En 1958, le patron du Milord l’Arsouille, Francis Claude, lui fait faire ses premiers pas sur scène. Mort de trac, il interprète Le poinçonneur des Lilas.

C’est à ce moment qu’il choisit comme pseudonyme Gainsbourg en hommage au peintre anglais Gainsborough et Serge en hommage à ses origines russes.

Il chante les ondes de Paris-Inter, le 5 janvier 1958.

Repéré par Denis Bourgeois, directeur artistique label Philips, Serge enregistre une maquette. Quelques jours plus tard, il signe un contrat chez Philips.

Avec l’arrangeur de Boris Vian, Alain Goraguer, Serge Gainsbourg compose son premier disque qui sort quelques mois plus tard Du chant à la une ! dans lequel on retrouve son premier succès Le Poinçonneur des Lilas. Malgré de sévères critiques, cet album obtient en 1959 le Grand Prix de l’Académie Charles Cros. Il part ensuite en tournée avec Jacques Brel.

En 1959, Serge Gainsbourg croise Brigitte Bardot sur le tournage du film Voulez-vous danser avec moi ? réalisé par Michel Boisrond. La même année, il signe sa première musique de film pour L’eau à la bouche de Jacques Doniol-Valcroze.

En 1961, son troisième album L’étonnant Serge Gainsbourg fait une grande place à son amour de la littérature. Dans La chanson de Maglia il évoque Victor Hugo, et dans La chanson de Prévert, il chante le grand poète français. Ce titre sera reprise immédiatement par de nombreux artistes dont Mouloudji ou la Québécoise, Pauline Julien.

En 1962, il sort Serge Gainsbourg n°4 (1962) avec un titre en hommage à Boris Vian intitulé Intoxicated Man.

En 1963, c’est Juliette Gréco qui lui offre son premier succès avec La Javanaise.

En octobre 1963, Serge Gainsbourg passe pour la première fois en vedette à l’Olympia de paris entouré de deux musiciens de jazz : le contrebassiste Michel Gaudry, et le guitariste tzigane, Elek Bacsik.

Le 7 janvier 1964, il se marie avec Françoise-Antoinette Pancrazzi, que tout le monde appelle Béatrice. Quelques mois plus tard, le 8 août c’est la naissance de son premier enfant, une fille prénommée Natacha.

Par l’intermédiaire de Denis Bourgeois, qui l’avait découvert en 1958, Serge Gainsbourg va rencontrer une toute jeune chanteuse de 16 ans, France Gall.

Il sort deux nouveaux disques Gainsbourg Confidentiel, et Gainsbourg Percussions tout en continuant d’écrire pour différents artistes : France Gall, Régine, Valérie Lagrange, Brigitte Bardot…

Le 20 mars 1965, France Gall remporte le premier Prix de l’Eurovision avec Poupée de Cire, Poupée de Son pour le compte du Luxembourg.

En avril 1966, Il figure sur la “photo du siècle” regroupant 46 vedettes françaises du moment.

Il travaille sur la comédie musicale Anna, réalisée pour la télévision et diffusée en janvier 1967, avec Jean-Claude Brialy et pour interprète principale de l’histoire, la comédienne d’origine danoise, Anna Karina qui chante le titre phare du film Sous le soleil exactement. En parallèle, Serge écrit et compose pour Régine, Valérie Lagrande, Marianne Faithfull, Dalida, Mireille Darc, Michèle Torr, Sacha Distel ou encore Isabelle Aubret.

En février 1965, il s’installe à la Cité internationale des Arts où vivent des artistes du monde entier. Quelques semaines plus tard, la chanteuse Barbara lui propose de faire une série de concerts avec elle, mais devant l’hostilité du public, Serge Gainsbourg décide de cesser cette collaboration. Il ne remontera pas sur scène avant 1979.

En 1967, l’artiste écrit Le Sable et le Soldat en soutien à Tsahal pendant la guerre des Six Jours. Ce travail est réalisé à la demande de l’attaché culturel de l’ambassade d’Israël, qui souhaite envoyer une marche militaire nouvelle pour remonter le moral des troupes israéliennes à la veille pressentie de violents combats. La maquette du texte est écrite en français : elle est enregistrée en direct en moins de 2 minutes, avec un accompagnement mélodique d’orgue électrique le 6 juin 1967. La traduction en hébreu ne sera pas enregistrée. Confiée à la navette diplomatique de l’ambassade, la bande magnétique du morceau prend l’avion pour Tel-Aviv.

Durant l’été 1967, Serge Gainsbourg tourne Ce sacré grand-père avec Michel Simon, film dont est tiré le duo L’herbe tendre.

Toujours en 1967, il écrit pour Brigitte Bardot Harley Davidson, Bonnie and Clyde et Je t’Aime… Moi Non Plus qu’il enregistre en duo avec elle. Alors mariée au milliardaire Suisse-Allemand Gunther Sachs, Brigitte Bardot demande à Serge de ne pas sortir cette chanson, souhait qu’il respecter. Cette version restera inédite jusqu’en 1986. Brigitte Bardot met un terme à leur courte et intense relation, Serge plonge dans une dépression.

Le 31 décembre 1967, Serge Gainsbourg achète l’hôtel particulier situé au 5 bis de la rue de Verneuil dans le sixième arrondissement de Paris.

En 1968, Serge Gainsbourg tourne avec Jean Gabin, dans le film de Georges Lautner Le Pacha. Il en écrit également la chanson Requiem pour un con. Il joue aussi dans le film “Slogan” de Pierre Grimblat. C’est au court de ce tournage qu’il rencontre Jane Birkin avec qui il enregistre en novembre une autre version de Je t’Aime… Moi Non Plus qui sera son premier tube international (même si en Grande Bretagne la BBC en a interdit la diffusion, tout comme en Italie, Suède et Espagne) et 69 Année Érotique.

Pour Françoise Hardy, il compose deux titres avec L’anamour et Comment te dire Adieu.

Au printemps 1969, ils partent au Népal pour tourner le film d’André Cayatte Les chemins de Katmandou dont Serge compose la musique.

Après un premier album avec Jane Birkin, sort en 1971 L’histoire de Melody Nelson, ou la descente aux enfers d’un homme amoureux d’une Lolita. ce disque est arrangé par Jean-Claude Vannier.

Le 22 avril 1971, son père, Joseph Ginzburg, meurt.

Le 21 juillet 1971, c’est la naissance de Charlotte Gainsbourg à Londres.

À la fin de l’année 1971, il écrit la revue que la chanteuse et danseuse Zizi Jeanmaire, doit présenter au Casino de Paris. Il sort également un 45 tours qui une fois encore, fait scandale La décadanse.

En 1972, Serge Gainsbourg travaille pour la première fois avec Jacques Dutronc, puis écrit à nouveau pour Régine et France Gall.

En avril 1972, il compose les spots publicitaires pour les parfums Caron qui sont diffusées sur les radios Europe n°1 et Radio Monte-Carlo.

Suite à une crise cardiaque en mai 1973, les médecins tentent en vain de mettre en garde Gainsbourg face à la cigarette. Il annonce à la presse, depuis son lit d’hôpital, qu’il va réagir « en augmentant sa consommation d’alcool et de cigarettes ».

1974, sortie de l’album Vu de l’extérieur, où figure le titre Je Suis Venu Te Dire Que Je M’en Vais.

En avril 1974, lors des élections présidentielles, il appelle à voter pour Valéry Giscard d’Estaing.

En 1975, l’album Rock Around The Bunker est mal accueilli par le grand public. La chanson qu’il écrit pour rire L’Ami Caouette sera le tube de l’été.

En septembre 1975, il réalise à Uzès, dans le Gard, son film Je t’aime moi non plus. Seulement 150 000 entrées à Paris.

Serge Gainsbourg réalise des films publicitaires comme “le savon des stars” qu’il réalise avec entre autres Marlène Jobert et Jane Birkin.

Le film “Je Suis Venu Te Dire Que Je M’en Vais” sort en 1976.

L’homme à tête de chou paraît en janvier 1977. Il continue d’écrire pour d’autres : Françoise Hardy, Bijou avec Betty Jane Rose, Nana Mouskouri, Zizi Jeanmaire, Alain Chamfort Manureva et Jacques Dutronc Les Roses Fanées.

En 1978, Serge Gainsbourg fait une composition disco avec le single Sea, Sex and Sun, enregistrée pour le film Les Bronzés, qui rencontre un véritable succès.

En avril 1979, sort l’album Aux armes et caetera, qui devient en six mois disque de platine. Enregistré aux studios Island Kingston, en Jamaïque avec la section rythmique de Sly Dunbar et Robbie Shakespeare membre du groupe de Peter Tosh et les choristes de Bob Marley. On y retrouve une reprise reggae de La Javanaise, Aux armes et cætera et une version revisitée de l’hymne national français La Marseillaise.

En décembre 1979, il fait son retour sur scène au Palace de Paris pour dix soirées. Suit une tournée, dont à Strasbourg le 4 janvier 1980 où il est violemment prit à partie par les parachutistes. Serge Gainsbourg n’hésite pas à leur chanter a cappella une version La Marseillaise” debout, le poing levé. Surpris, les parachutistes se lèvent et se mettent au garde-à-vous.

Au début des années 1980, Serge Gainsbourg invente Gainsbarre. Il publie un ouvrage Evguénie Sokolov. C’est l’histoire d’un jeune peintre français d’origine slave, talentueux qui doit son succès à ses “vents”. Il peint en profitant des vibrations offertes par ses pets.

Il écrit des textes pour Julien Clerc, Sacha Distel, Les Martin Circus, Jacques Dutronc, Alain Bashung, Catherine Deneuve et Alain Chamfort.

En août 1980 Jane Birkin le quitte.

En 1981, après la sortie de l’album Mauvaises nouvelles des étoiles, il achète au cours d’une vente aux enchères à Versailles pour 135 000 Francs (20 580 euros) vendu aux enchères à Versailles l’unique manuscrit de La Marseillaise de Rouget De Lisle dont le titre original est Chant de guerre de l’armée du Rhin.

Toujours en 1981, il fait la connaissance d’une jeune eurasienne de 21 ans, Caroline Von Paulos, alias Bambou.

En novembre 1981, c’est la sortie de l’album Mauvaises nouvelles des étoiles” enregistré à Nassau, aux Bahamas, avec à nouveau Robbie Shakespeare et Sly Dunbar.

En 1982, il compose des chansons pour Julien Clerc et Diane Dufresne. Il commence à écrire un scénario pour le comédien Patrick Dewaere, projet annulé après le suicide de ce dernier en juillet. Il engage alors Francis Huster et part réaliser son deuxième film Équateur dans la jungle tropicale du Gabon. Sorti en août, ce film est un échec.

Toujours en 1982, il devient le parrain de Lou, la fille de Jane Birkin et de Jacques Doillon.

Il réalise des publicités pour Gini, Palmolive, Orelia, Friskies, Roumillat et Anny Blatt.

En 1983, il transforme Isabelle Adjani en chanteuse avec Pull Marine.

Le 11 mars 1984, il brûle avec son briquet, les trois-quarts d’un billet de 500 Francs au cours de l’émission 7 sur 7 pour expliquer ce qu’il donne aux impôts. Les spectateurs sont choqué et un petit garçon pleure car c’est le prix du vélo dont il rêve. Le lendemain, ému Serge lui fait parvenir une bicyclette.

Love on the beat, l’album enregistré à New York avec Billy Rush du groupe Southside Johnny, le saxophoniste et les choristes de David Bowie, paraît en octobre 1984.

Le 16 mars 1985, sa mère Olia décède à l’âge de 92 ans.

En juin 1985, lors de l’émission télévisée Le Jeu de la Vérité, il signe en direct un chèque de 100 000 Francs au profit de Médecins Sans Frontières.

Le 15 septembre 1985, Jack Lang, ministre de la Culture, le décore de la Croix d’Officier dans l’ordre des Arts et des Lettres.

Du 19 septembre au 27 octobre 1985, Serge s’installe au Casino de Paris. Sur scène, il est accompagné par des musiciens et des choristes américains. S’en suivent une série de concerts en province intitulés C’est ma tournée avec 23 dates en 26 jours.

Le 5 janvier 1986, c’est la naissance du petit Lulu.

En avril 1986, lors de l’émission Champs-Élysées de Michel Drucker, il déclare « I want to fuck her » à la chanteuse américaine Whitney Houston.

Charlotte Forever, troisième film de Gainsbourg en tant que réalisateur sort fin 1986, quelques mois seulement avant l’album Charlotte Forever de Charlotte Gainsbourg, et Lost Song de Jane Birkin.

En mars 1988, Serge monte sur la scène du Zénith de Paris pour 7 soirées.

En juillet 1988, il est invité au Festival des Francofolies de la Rochelle, puis à Montreux en Suisse. Il donne également des concerts au Japon à Tokyo et Osaka.

Le 14 avril 1989, il subit une intervention chirurgicale du foie et arrête l’alcool. Il sera hospitalisé à plusieurs reprises. Il marche avec une canne et est souvent accompagné par le fils de Jacques Dutronc, Thomas alors âgé de quinze ans.

En janvier 1990, il part en vacances à La Barbade avec sa fille Charlotte.

Sortie de Stan The Flasher, le quatrième et dernier film de Gainsbourg le réalisateur.

Le 5 mai 1990, Joëlle Ursull remporte la deuxième place du Concours de l’Eurovision avec White and Black Blues dont les paroles sont signées par Serge.

En mai 1990, sort l’album de Vanessa Paradis Variation Sur Le Même T’Aime avec des chansons signées par Serge Gainsbourg.

Il vit six mois à Saint-Père-sous-Vézelay, dans l’Yonne, à l’Espérance du chef étoilé Marc Meneau. En décembre, il y passe les fêtes de fin d’année en compagnie de Bambou et de Lulu. Pour l’occasion, il fait tirer un feu d’artifice. Il est logé dans le pigeonnier du Moulin, la dépendance du Relais.

De retour à Paris, son état de santé se dégrade. Il ne sort pratiquement plus de chez lui.

Le soir du 1er mars 1991, Bambou l’invite avec Charlotte au Bistrot de Paris, dans le septième arrondissement de Paris.

Alors qu’il doit partir dans quelques jours à la Nouvelle-Orléans pour enregistrer un album de Blues, Serge Gainsbourg meurt le 2 mars 1991 chez lui, rue de Verneuil à Paris, d’un arrêt cardiaque à l’âge de 62 ans. Il a été retrouvé inanimé gisant à même le sol dans sa chambre où il est retrouvé à 22 heures par les pompiers alertés par Bambou, inquiète de ne pas avoir de ses nouvelles.

Lors de son enterrement au cimetière Montparnasse de Paris, Catherine Deneuve lit les paroles de la chanson Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve.

Le 8 mars 2003, la ville de Clermont-Ferrand rend hommage à Serge Gainsbourg en inaugurant une rue à son nom, la première du genre en France.

Le 8 juillet 2010, est inauguré le jardin Serge Gainsbourg. C’est un jardin public du 19e arrondissement de Paris.

Le 9 novembre 2011, une vente aux enchères de manuscrits et d’objets ayant appartenu à Serge Gainsbourg est organisée à Paris. De véritables records sont battus. Le montant total de la vente s’élève à près de 260 000 euros. Le manuscrit définitif de Sorry Angel (Love on the Beat) est vendu à 51 150 . Le brouillon de Love on the Beat trouve acheteur à 39 150 . Moins disputés mais vendus à des prix considérables : You’re Under Arrest part pour 21 150 , No Comment à 24 750  et enfin, un billet de banque de 500 Francs déchiré et signé par la main du maitre est vendu à 24 750 .